Le legs de l’École normale Jacques-Cartier

Du 9 mars au 5 juin 2020

La vitrine est située à l’entrée du Centre des Livres rares et collections spéciales (A-R120), accessible par le niveau métro des bibliothèques (A-M100).

L’exposition «50 ans, 100 livres, 500 ans d’édition» est dirigée par Brenda Dunn-Lardeau, professeure au Département d’études littéraires et Lyse Roy, directrice du Département d’histoire, avec le concours de Sylvie Alix, bibliothécaire responsable des livres rares et des collections spéciales de l’UQAM.

Ce deuxième volet de l’exposition présente 27 livres provenant de la bibliothèque de l’École normale Jacques-Cartier.

C’est en 1857, soit l’année suivant la création du Conseil de l’instruction publique, que les premières écoles normales font leur apparition au Québec afin d’offrir une formation de qualité aux futurs enseignants. À Montréal, deux de ces écoles ouvrent leurs portes : McGill pour les anglophones (intégrée au Macdonald College en 1907) et Jacques-Cartier pour les francophones. D’abord installée au Château Ramezay, l’École normale Jacques-Cartier migre en 1879 vers le futur site du parc Lafontaine, rue Sherbrooke. L’institution, destinée à former les enseignants des écoles primaires dans la foi catholique, n’admet les filles qu’en 1899. Dans les années 1960, les conclusions de la Commission Parent recommandent que l’encadrement des futurs enseignants soit placé sous la responsabilité des universités et de leurs facultés des sciences de l’éducation. Aussi, la grande majorité des écoles normales ferment-elles leurs portes entre 1965 et 1970, dont l’École normale Jacques-Cartier qui se voit fusionnée à l’UQAM en 1969. L’édifice de l’école devient alors le pavillon Lafontaine de la nouvelle université où elle abrite, durant plusieurs années, sa Faculté de l’éducation.

Pour lire la suite : Volet 2 – Le legs de l’École normale Jacques-Cartier

Deux conférences complètent l’exposition 

(Re)naissance de l’« homme lettré » : Geoffroy Tory et son somptueux Champ fleury (1529), par Jean-François Vallée, professeur de lettres au Collège de Maisonneuve et chercheur.

L’abbé H.-A. Verreau (1828-1901) : un intellectuel québécois en terres « montréalistes », par Éric Bouchard, bibliothécaire spécialisé à l’Université de Montréal.